Stimulation du Nerf Vague (SNV) en cas de dépression résistant au traitement

Stimulation du Nerf Vague (SNV) en cas de dépression résistant au traitement2018-08-13T11:47:19+00:00
Qu’est-ce la dépression ?

La dépression est l’un des maladies les plus répandues dans le monde. Elle compte parmi les troubles affectifs. Tout comme le mal de dos, environ 70 % des gens traversent un épisode dépressif au cours de leur existence. Les causes peuvent être multiples ; les raisons fréquentes sont par ex. le décès du concubin, les séparations, les revers professionnels comme le licenciement, l’abandon de l’entreprise etc. La maladie dépressive peut se manifester par ex. par un ennui général, un retrait de la vie sociale, des troubles de l’appétit et du sommeil. Dans les cas les plus sérieux, le suicide peut également être envisagé. Le sentiment d’ « exister pour rien » est également typique de la maladie dépressive. Les approches psychothérapeutiques et les traitements médicamenteux peuvent aider à vaincre la dépression avec un taux élevé de succès. Mais l’état d’environ 10 % de tous les patients ne s’améliore pas sur la durée malgré un traitement psychothérapeutique et médicamenteux intensifs. On parle alors de résistance au traitement. C’est ici qu’intervient la Stimulation du Nerf Vague (SNV).

Qu’est-ce que la Stimulation du Nerf Vague (SNV) ?

Le traitement SNV est une méthode reconnue pour le traitement de certaines formes d’épilepsie. Au milieu des années 90 du siècle dernier, on a cependant découvert que chez de nombreux patients traités par SNV, la dépression présente pouvait simultanément nettement s’améliorer. Le traitement par SNV de la dépression résistante au traitement est autorisé en Europe depuis 2001 et également depuis 2005 par la Food and Drug Administration (FDA), la plus haute autorité d’agrément en Amérique.

Aux États-Unis et en Europe, les grands psychiatres utilisent de plus en plus cette possibilité pour aider leurs patients.

Les chiffres des résultats sont encourageants et selon les dernières études, une amélioration par rapport aux conditions de départ a pu être apportée chez environ 50 % des patients à travers le monde. Grâce au traitement par SNV, une amélioration considérable et durable de la qualité de vie a été atteinte, parfois même une disparition totale de la dépression.

Comment se déroule l’implantation du simulateur ?

Les électrodes de simulation sont implantées au cours d’une intervention de 1 à 2 heures sur le côté avant gauche du cou, c.-à-d. qu’elles sont soigneusement implantées par microchirurgie sur le côté gauche sur le nerf vague (10ème nerf crânien) par un neurochirurgien connaissant la neuromodulation. Le nerf n’est pas lésé. Les électrodes sont reliées à un générateur programmable par un câble. Ce générateur est implanté sous la peau sur la partie gauche de la poitrine (comme un stimulateur cardiaque).

Le nerf vague est excité (stimulé) en continu à intervalles définis par de légères excitations électriques. Le choix des paramètres de stimulation adaptés et de la programmation est effectué par le médecin. L’autonomie de la batterie du générateur est comprise entre 6 et 11 ans selon les paramètres de stimulation. Seule une petite intervention est nécessaire pour remplacer la batterie et elle peut aussi éventuellement être réalisée sous anesthésie locale. L’opération est réalisée sous anesthésie générale ; le patient reste ensuite généralement pendant 2 nuits en observation à la clinique. Les risques de l’implantation par un neurochirurgien expérimenté sont minimes.

Que dois-je faire pour apprendre où je peux profiter de la SNV ?

Je suis un interlocuteur expérimenté pour les patients intéressés et les collègues qui me les envoient.

La décision sur le caractère adapté d’un patient à l’implantation est toujours prise par un collègue psychiatre. Pour l’entretien préalable, 2 à 3 heures au moins sont nécessaires. Le patient doit tout d’abord envoyer les rapports cliniques et médicaux existants.

S’il est décidé que le traitement par SNV est pertinent, un rendez-vous pour l’opération du patient peut être pris. Les opérations sont généralement réalisées un vendredi ou un samedi pour que le patient puisse sortir au plus tard le lundi pour le traitement consécutif.

Quel traitement consécutif est nécessaire ?

Pendant les jours suivants, le psychiatre va modifier les paramètres de stimulation de façon à obtenir l’efficacité maximale avec les plus faibles effets secondaires. Ceci se déroule pendant un séjour hospitalier d’une dizaine de jours dans la clinique psychiatrique de traitement consécutif, ou bien au cours de plusieurs visites en ambulatoire pendant cette période.

Qu’est-ce qui plaide en faveur de mon opération à Munich par le Dr. Frank ?

Étant donné que je m’occupe de neuromodulation depuis longtemps, je suis l’un des neurochirurgiens les plus expérimentés dans ce domaine en Allemagne. Dès 2003, sur mon ancien lieu de travail, la clinique Rechts der Isar de l’Université technique de Munich, j’avais développé avec succès la stimulation cérébrale profonde dans la maladie et les tremblements de Parkinson et j’utilise également avec succès la stimulation de la moelle épinière en cas de douleurs ne pouvant être traités dans la zone de la colonne vertébrale.

Je propose aussi la stimulation du nerf occipital (ONS) pour les patients souffrant de migraines chroniques et/ou de céphalée de Cluster. La collaboration se déroule ici pour la première fois dans le cadre d’une étude dirigée par la Schmerzklinik de Kiel.

La stimulation du nerf vague est réalisée en collaboration avec les grands psychiatres et les plus renommés d’Allemagne. Le collègue psychiatre décide avec le patient si une implantation (SNV) est indiquée dans son cas. Il prend donc en charge le suivi et le réglage du stimulateur.

Quels effets secondaires peuvent se produire lors du traitement ?

Les effets secondaires du traitement sont minimisés par l’optimisation des paramètres de stimulation réglés individuellement sur chaque patient. Les effets secondaires les plus fréquemment déclenchés par la stimulation sont un enrouement, une modification du timbre de la voix, très rarement un essoufflement et une toux répétée. Les effets secondaires sont généralement décrits par les patients comme n’étant pas gênants et disparaissent souvent d’eux-mêmes après quelque temps.

Quels patients ne peuvent pas être traités par SNV ?

En plus des patients exclus en raison de l’évaluation psychiatrique, les patients ayant subi une vagotomie à l’estomac ne peuvent pas être implantée. Pour les patients présentant une dysphagie, des troubles de cardiaques et respiratoires et une apnée du sommeil, l’indication doit être vérifiée avec un soin particulier. Certains antécédents cardiaques peuvent également conduire à l’exclusion du traitement. Pendant l’examen d’entrée, les critères d’exclusion sont soigneusement vérifiés.

Quels frais dois-je supporter ?

Comme pour toutes les techniques neuromodulatrices, la dépense technique pour l’émetteur d’impulsion et les électrodes, qui sont fabriquées en fil de platine spécial, est élevée. Le système coûte 12000 €. Le coût de l’implantation se monte à environ 10000 €, y compris le séjour, l’opération et l’anesthésie. Le coût du traitement par SNV n’est pas remboursé actuellement par toutes les caisses d’assurance-maladie. Dans tous les cas, il est utile de faire une demande justifiée de prise en charge des frais, que vous pouvez obtenir dans le cadre des examens préparatoires. En règle générale, le traitement consécutif en séjour hospitalier ou ambulatoire est pris en charge par la caisse dans le cadre du traitement de la maladie de base.